Pourquoi, diable, des adultes diplômés, donc supposément intelligents et au fait des choses de l’esprit, s’obstinent-ils à utiliser le mot « enfant » pour désigner des jeunes qui ont plus d’une douzaine d’années ?
Ça prend pas la tête à Papineau pour savoir que rendu à 12, 14 ou 16 ans, l’insulte suprême pour un jeune, c’est qu’on s’adresse à lui comme un enfant.
Alors, faudrait pas s’attendre à ce qu’ils apprécient bien gros ceux qui les désignent comme tel. Si quelqu’un cherchait une façon de nuire à la bonne communication, on pouvait difficilement trouver mieux.
Ces gens-là ont-ils perdu la mémoire ?
Il me semble qu’on se souvient tous combien on trouvait ça humiliant quand nos parents nous disaient (surtout si c’était devant nos amis)
- «Je veux que tu sois rentré à 9 heures»
Ça nous mettait en… !
- «C’est pas juste, ça n’a pas d’allure ! Je ne suis plus un enfant».
On regimbait, on chialait, on se débattait comme un diable dans l’eau bénite
A cet âge-là, on veut déjà voler de nos propres ailes et on ressent chaque contrainte parentale comme une atteinte à notre autonomie. Souvenons-nous combien qu’on trouvait ça injuste, pour ne pas dire insultant !
Alors, imaginez ce que les jeunes se disent dans leur for intérieur quand ils entendent de soi-disant «grandes personnes» pleines de condescendance (comme l’ex-juge Ruffo et ses semblables) ou même tout simplement les Ministres de l’Éducation et autres experts quand ils parlent « des enfants à l’école ».
Hey, wake up ! Quand un ou une jeune en est rendu à en taxer d’autres, à voler pour se payer des trips ou de porter des strings pour séduire et faire des blowjobs (même si c’est pas pour de mauvaises raisons), ce n’est plus brillant de référer à eux en disant « les enfants ».
Remarquez que les vrais délinquants y trouvent leur compte puisqu’ils en profitent, assurés qu’ils ne seront pas traduits en justice chez les adultes. Une vraie farce !
Tout ce que cela fait, c’est vous couvrir de ridicule et enlever au monde des adultes le peu de crédibilité que d’autres essaient tant bien que mal d’y ramener.
jeudi, février 07, 2008
mardi, septembre 04, 2007
la mode et les gars
- J'ai toujours été convaincu que les femmes seraient au désespoir si la Nature les avait faites comme la mode les arrange !
Ce qui m’ébahit, c’est l’ardeur qu’elles mettent malgré tout à la suivre, croyant que la chose les embellit alors que ses diktats sont souvent d’un ridicule consommé.
Si, au moins, elles pouvaient prétexter la torture. Même pas ! Vraiment groupies, ces nanas et leurs mémés.
- Et voilà qu’on voudrait nous faire le coup à nous aussi. Attention les gars, faudra pas tomber dans le panneau.
Non mais, franchement, avez-vous vu ces tenues de gringalets filiformes qu’on voudrait nous faire endosser ?
Quel mâle, fier de son état, voudra s’attriquer de la sorte, sinon ces mignons à la mine patibulaire pour faire jouir leur dandy de couturier ?
Et on voudrait nous faire croire que les filles vont craquer pour ça ?
Peut-être les échalotes de même cépage qu'eux puisqu’ils font bien la paire. Mais assurément pas celles qui sollicitent autant notre attention que notre concupiscence.
Ce qui m’ébahit, c’est l’ardeur qu’elles mettent malgré tout à la suivre, croyant que la chose les embellit alors que ses diktats sont souvent d’un ridicule consommé.
Si, au moins, elles pouvaient prétexter la torture. Même pas ! Vraiment groupies, ces nanas et leurs mémés.
- Et voilà qu’on voudrait nous faire le coup à nous aussi. Attention les gars, faudra pas tomber dans le panneau.
Non mais, franchement, avez-vous vu ces tenues de gringalets filiformes qu’on voudrait nous faire endosser ?
Quel mâle, fier de son état, voudra s’attriquer de la sorte, sinon ces mignons à la mine patibulaire pour faire jouir leur dandy de couturier ?
Et on voudrait nous faire croire que les filles vont craquer pour ça ?
Peut-être les échalotes de même cépage qu'eux puisqu’ils font bien la paire. Mais assurément pas celles qui sollicitent autant notre attention que notre concupiscence.
mercredi, février 08, 2006
Textes à venir
Voici quelques-uns des prochains textes que je compte faire paraître sur ce blogue :
- le droit des enfants à une saine éducation
- haro sur la civilisation BIC
- la violence faite aux hommes (tout sauf ce que vous pensez)
- imputabilité vs sens des responsabilités
- l'inéluctable déclin de l'empire américain
pour consulter d'autres textes et des articles publiés jadis, visitez mon site web à http://www.andregareau.com/.
Je me sens drôle !
15 août 2005
S’il y a un petit bout de phrase qu’on entend souvent et qu’on est même porté à utiliser à tort et de travers, c’est bien : je me sens drôle. On l’utilise pour désigner une foule d’états d’âme qui, la plupart du temps, n’ont rien à voir avec la comédie, ni le goût de rire.
D'ailleurs, plus souvent qu’autrement, c’est davantage le contraire qu’on exprime ou qu’on tente de masquer en utilisant cette périphrase. Cela peut aller d’un état mental plus ou moins négatif à une sensation corporelle désagréable ou à un malaise quelconque.
Ainsi par exemple, au lieu de dire je me sens bizarre, je me sens inconfortable, troublé, je vis de l’anxiété, j’éprouve de la tristesse, les gens vont préférer dire : je me sens drôle.
Il en va de même avec des « ça me fait drôle ou je suis dans une drôle de situation » qui désignent bien plus des états d’âme incertains, un malaise ou de l’insécurité que le fait qu’on trouve la situation ou la chose amusante.
Pas juste une affaire de mots
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on fait cela ? Certains prétendront qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat et qu’il s’agit tout juste d’une simple question de mots. Erreur, c’est beaucoup plus important que cela.
À tous ceux qui pensent que ce n’est pas grave, je répondrai que les mots existent pour véhiculer nos pensées, d’où l’importance d’enrichir son vocabulaire pour améliorer sa capacité de communication. Mais si on se met à les utiliser à tort et à travers, on aura vite des difficultés à bien se comprendre.
À titre d’exemple, quiconque ne voit pas la nécessité d’utiliser des mots précis pour bien différencier un chèque d’une facture est mieux de se tenir loin du monde des affaires ! Une simple question de mots disiez-vous ? C’est vrai que ce sont deux bouts de papier, mais un univers les sépare. Or celui qui n’accorderait aucune importance à ces distinctions s’en irait droit à la ruine ! Est-ce qu’on se comprend maintenant ?
Les mots existent ( et ils sont nombreux, surtout en français) pour désigner des idées, des pensées et ou des états d’âme bien précis. Et pourtant, on constate qu’au lieu d’y avoir recours, on fait usage d’une expression qui porte à faux.
Mécanisme de défense
Mais alors, pourquoi fait-on cela ? Pourquoi utilise-t-on si souvent l’expression « je me sens drôle » si cela n’a rien à voir avec ce que l’on ressent ? C’est tout simplement qu’on essaie de s’éviter d’avoir à faire face à certaines situations qui nous incommodent.
En fait, il s’agit d’un mécanisme de défense qu’on utilise spontanément pour se protéger, pour s'esquiver d’émotions désagréables qu’on aimerait pouvoir ignorer, faire comme si elles n’existaient pas, qu’il s’agisse de tristesse, de colère, etc.
Il vrai que lorsqu’on sent de la tristesse, quand on a le moton dans la gorge comme on dit, c’est beaucoup plus difficile de dire « je me sens triste » que « je me sens drôle » C’est un fait qu’on a plus de facilité à retenir nos larmes si on emploie cette deuxième expression au lieu de la première.
C’est un peu comme si une petite voix intérieure nous disait qu’il vaut mieux éviter de jouer avec le feu si on ne veut pas perdre le contrôle, comme si le fait de nommer franchement notre peine allait nous rendre encore plus fragile, augmentant par le fait même les risques d’éclater.
Voilà pourquoi on entend si souvent le monde dire « je me sens drôle ». Cela permet de sauver la face, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose car il n’y a rien à gagner à se sentir désemparé. En autant évidemment qu’on n’essaie pas de se faire accroire que les tensions, nos peines ou notre colère, se sont envolées, comme pas magie, tout simplement parce qu’on est parvenu à les contourner avec un mot comme « drôle ». Car c’est là le risque.
Éviter le piège
Convenons de prime abord, qu’il est plus tentant d’essayer de faire disparaître une tension ou un inconfort que de prendre du temps pour essayer de régler ce qui nous chicotte. C’est d’autant plus vrai qu’on n’est jamais assuré de réussir. La tentation est donc forte d’essayer de se dorer la pilule en tournant l’affaire à la blague.
Mais voilà, à moins qu’il s’agisse vraiment de détails insignifiants dont il ne valait même pas la peine de parler, il y a fort à parier qu’il nous restera une petite crotte sur le cœur et qu’on continuera à se sentir drôle, mais dans le mauvais sens du terme.
Autrement dit, au lieu d’avoir fait disparaître l’inconfort, on ne l’aura que repoussé. Or, c’est ainsi que plusieurs de nos stress s’amoncellent avant de faire leur ravage.
Ça commence par des petits riens qu’on dit sans importance; on préfère passer pardessus car il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Et on accumule ces petits riens, un peu comme on commence par tolérer une toute petite tache dans une vitre, puis une autre, puis une troisième; rendu à la dixième, c’en est trop, la vitre est crottée.
Notre système nerveux réagit de la même façon quand on cherche régulièrement à contourner les tensons au lieu de les désamorcer. Il accumule, entasse, refoule jusqu’à ce que cela déborde. Quand cela sort, ce n’est pas toujours avec esclandre, ni à grands renforts de colère.
Plus souvent qu’autrement, on aura soit mal dans le dos, de la difficulté à digérer, des problèmes de sommeil ou encore n’importe quelle autre de ces symptômes psychosomatiques que notre organisme utilise pour nous avertir qu’on en a un peu trop accumulé, que la vitrine de notre système nerveux est crottée.
Sans vouloir tout mettre au tragique, on aurait avantage à se méfier du réflexe de prendre plus souvent qu’autrement les choses à la légère. S’il est bien avisé de ne pas cultiver la sinistrose, il importe encore plus de se doter d’exutoires valables(*) qui nous permettre de se débarrasser de ces petits emmerdements de la vie qui n’ont rien de tragique mais qui peuvent, à la longue, nous gâcher l’existence.
(*) voir 4e partie de mon volume : Les gens épanouis réussissent mieux !
S’il y a un petit bout de phrase qu’on entend souvent et qu’on est même porté à utiliser à tort et de travers, c’est bien : je me sens drôle. On l’utilise pour désigner une foule d’états d’âme qui, la plupart du temps, n’ont rien à voir avec la comédie, ni le goût de rire.
D'ailleurs, plus souvent qu’autrement, c’est davantage le contraire qu’on exprime ou qu’on tente de masquer en utilisant cette périphrase. Cela peut aller d’un état mental plus ou moins négatif à une sensation corporelle désagréable ou à un malaise quelconque.
Ainsi par exemple, au lieu de dire je me sens bizarre, je me sens inconfortable, troublé, je vis de l’anxiété, j’éprouve de la tristesse, les gens vont préférer dire : je me sens drôle.
Il en va de même avec des « ça me fait drôle ou je suis dans une drôle de situation » qui désignent bien plus des états d’âme incertains, un malaise ou de l’insécurité que le fait qu’on trouve la situation ou la chose amusante.
Pas juste une affaire de mots
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on fait cela ? Certains prétendront qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat et qu’il s’agit tout juste d’une simple question de mots. Erreur, c’est beaucoup plus important que cela.
À tous ceux qui pensent que ce n’est pas grave, je répondrai que les mots existent pour véhiculer nos pensées, d’où l’importance d’enrichir son vocabulaire pour améliorer sa capacité de communication. Mais si on se met à les utiliser à tort et à travers, on aura vite des difficultés à bien se comprendre.
À titre d’exemple, quiconque ne voit pas la nécessité d’utiliser des mots précis pour bien différencier un chèque d’une facture est mieux de se tenir loin du monde des affaires ! Une simple question de mots disiez-vous ? C’est vrai que ce sont deux bouts de papier, mais un univers les sépare. Or celui qui n’accorderait aucune importance à ces distinctions s’en irait droit à la ruine ! Est-ce qu’on se comprend maintenant ?
Les mots existent ( et ils sont nombreux, surtout en français) pour désigner des idées, des pensées et ou des états d’âme bien précis. Et pourtant, on constate qu’au lieu d’y avoir recours, on fait usage d’une expression qui porte à faux.
Mécanisme de défense
Mais alors, pourquoi fait-on cela ? Pourquoi utilise-t-on si souvent l’expression « je me sens drôle » si cela n’a rien à voir avec ce que l’on ressent ? C’est tout simplement qu’on essaie de s’éviter d’avoir à faire face à certaines situations qui nous incommodent.
En fait, il s’agit d’un mécanisme de défense qu’on utilise spontanément pour se protéger, pour s'esquiver d’émotions désagréables qu’on aimerait pouvoir ignorer, faire comme si elles n’existaient pas, qu’il s’agisse de tristesse, de colère, etc.
Il vrai que lorsqu’on sent de la tristesse, quand on a le moton dans la gorge comme on dit, c’est beaucoup plus difficile de dire « je me sens triste » que « je me sens drôle » C’est un fait qu’on a plus de facilité à retenir nos larmes si on emploie cette deuxième expression au lieu de la première.
C’est un peu comme si une petite voix intérieure nous disait qu’il vaut mieux éviter de jouer avec le feu si on ne veut pas perdre le contrôle, comme si le fait de nommer franchement notre peine allait nous rendre encore plus fragile, augmentant par le fait même les risques d’éclater.
Voilà pourquoi on entend si souvent le monde dire « je me sens drôle ». Cela permet de sauver la face, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose car il n’y a rien à gagner à se sentir désemparé. En autant évidemment qu’on n’essaie pas de se faire accroire que les tensions, nos peines ou notre colère, se sont envolées, comme pas magie, tout simplement parce qu’on est parvenu à les contourner avec un mot comme « drôle ». Car c’est là le risque.
Éviter le piège
Convenons de prime abord, qu’il est plus tentant d’essayer de faire disparaître une tension ou un inconfort que de prendre du temps pour essayer de régler ce qui nous chicotte. C’est d’autant plus vrai qu’on n’est jamais assuré de réussir. La tentation est donc forte d’essayer de se dorer la pilule en tournant l’affaire à la blague.
Mais voilà, à moins qu’il s’agisse vraiment de détails insignifiants dont il ne valait même pas la peine de parler, il y a fort à parier qu’il nous restera une petite crotte sur le cœur et qu’on continuera à se sentir drôle, mais dans le mauvais sens du terme.
Autrement dit, au lieu d’avoir fait disparaître l’inconfort, on ne l’aura que repoussé. Or, c’est ainsi que plusieurs de nos stress s’amoncellent avant de faire leur ravage.
Ça commence par des petits riens qu’on dit sans importance; on préfère passer pardessus car il n’y a vraiment pas de quoi fouetter un chat. Et on accumule ces petits riens, un peu comme on commence par tolérer une toute petite tache dans une vitre, puis une autre, puis une troisième; rendu à la dixième, c’en est trop, la vitre est crottée.
Notre système nerveux réagit de la même façon quand on cherche régulièrement à contourner les tensons au lieu de les désamorcer. Il accumule, entasse, refoule jusqu’à ce que cela déborde. Quand cela sort, ce n’est pas toujours avec esclandre, ni à grands renforts de colère.
Plus souvent qu’autrement, on aura soit mal dans le dos, de la difficulté à digérer, des problèmes de sommeil ou encore n’importe quelle autre de ces symptômes psychosomatiques que notre organisme utilise pour nous avertir qu’on en a un peu trop accumulé, que la vitrine de notre système nerveux est crottée.
Sans vouloir tout mettre au tragique, on aurait avantage à se méfier du réflexe de prendre plus souvent qu’autrement les choses à la légère. S’il est bien avisé de ne pas cultiver la sinistrose, il importe encore plus de se doter d’exutoires valables(*) qui nous permettre de se débarrasser de ces petits emmerdements de la vie qui n’ont rien de tragique mais qui peuvent, à la longue, nous gâcher l’existence.
(*) voir 4e partie de mon volume : Les gens épanouis réussissent mieux !
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